FreeNews : Video On Demand : c'est pas gagné

L'industrie du cinéma est en train de commettre les mêmes erreurs que l'industrie du disque, qu'ils ne viennent pas se plaindre ensuite. Comme le disque ils se basent sur un model économique dépassé. Encore une fois les nouvelles technologies bouleversent la donne. Actuellement l'économie du cinéma se base sur un principe étrange: "la chronologie des média" [1].

  • Un film sort d'abord en salle: je paye 9 euro.
  • Quelques mois plus tard, le même film est disponible dans les magasins de location je repaye pour la même chose.
  • On attend encore un peu, toujours le même contenu je repaye pour acheter le DVD.
  • 6 mois de plus, le film est diffusé sur canal+ j'ai payé mon abonnement.
  • ...

J'en oublie certainement, mais pas de doute, ils sont très fort, réussir à nous faire payer 4 fois le même contenu, chapeau.
Le problème c'est qu'avec l'émergence de la société de l'information et du haut débit ce n'est plus possible. Désormais l'information (et une fois numérisé un film ou une musique n'est rien d'autre qu'une information) est disponible tout de suite, pour tout le monde, partout. La chronologie des médias doit disparaître. Lorsqu'un nouveau film sort je réclame le droit de choisir la manière dont je vais le regarder: aller au ciné pour profiter du grand écran et de l'ambiance de la salle, acheter le DVD pour "posséder" l'objet ou clicker sur ma télécommande et y avoir accès instantanément. Cette dernière possibilité étant aujourd'hui impossible par des moyens légaux. Pourtant technologiquement c'est tout à fait possible, la preuve avec les réseaux P2P. Ce système "vache à lait" de la chronologie des médias est possible car nous avions besoins d'intermédiaire pour accéder à l'information. Les intermédiaires ce sont ceux qui luttent actuellement pour garder leurs avantages. Mais l'un des effets du développement des moyens de communication c'est la réduction du besoin d'intermédiaire. Pour en savoir plus je vous invite à lire ce billet de Jean Michel Billaut sur le retour de la nouvelle économie