Pascal Rogard: "Nous avons conscience que la technique n'est plus un frein pour le développement du piratage vidéo"

Je dirais même que c'est le cas depuis plusieurs années, il commence réellement à s'en préoccuper aujourd'hui car ça devient accessible au grand public

"Si, avant, tout dialogue était exclu, aujourd'hui nous sommes prêts à coopérer avec les FAI."

Traduire: Les nouvelles technologies, l'Internet... ça ne nous intéresse pas. On voit plutôt cela comme une menace, on vient vers vous mais c'est bien parce que l'on a pas le choix.

"Mais la question de la chronologie des médias reste une différence de taille avec l'industrie du disque et nous devons bien peser les conséquences de nos actes avant de signer quoi que ce soit."

Ah, ma copine la chronologie des média L'industrie prétend que c'est un moyen de financer le cinéma et les salles de ciné, à mon avis c'est plutôt une manière de faire un maximum de pognon sur le dos des artistes et aux dépends des spectateurs. Ils ne veulent surtout pas changer ce système ultra lucratif.

"Il ne faut pas déstabiliser la chaîne de production : en amont, on trouve les créatifs, puis viennent les diffuseurs. Le tout est financé via la signature d'un contrat avec le producteur, c'est le triangle d'or de l'industrie cinématographique."

Il n'y aurait pas un intermédiaire de trop dans la chaîne Avec le haut débit la video on demand... Le diffuseur doit-il conserver une part si importante du gâteau Bien sur qu'il faut déstabiliser la chaîne de production, le monde change, les dinosaures vont disparaître.

"Mais on peut sans doute intégrer une offre légale et payante de téléchargement de films tout en maîtrisant la chronologie des médias... Certes mais il y a un risque à contenir, c'est celui de la sécurisation des fichiers vidéos qui pourraient être distribués en ligne."

Utopie, à moins de mettre en place big brother au niveau mondial les protections sur les contenus numérique (DRM) ne servent à rien. Si vous pouvez entendre ou voir une oeuvre sur votre ordinateur vous pouvez réaliser une copie en qualité numérique, aucune protection numérique ne peut empêcher cela.

"De plus, il faut pouvoir proposer une offre attractive."

OUI!! La seule réponse au piratage est de proposer une offre légale attrayante. Franchement à par le prix, le service rendu par les réseaux p2p est minable. Entre un service minable gratuit et une offre de qualité à prix raisonnable le choix sera vite fait (mais évidement beaucoup d'intermédiaires disparaissent...)

"A ce sujet, j'estime que le prix d'un film disponible en VOD sur Internet doit tourner autour du prix d'une entrée en salle."

NON! Un cinéma c'est des investissements lourds, du personnel... bref beaucoup de frais. Pour la Vod, les frais ce sont le coût de l'hébergement et de la bande passante, rien à voir. Le spectateur fourni le canapé, la télé la sono, le pop corn et il devrait payer autant que dans un ciné, il est malade ce type!

"Ces campagnes porteront essentiellement sur le thème de la défense du droit à la propriété intellectuelle"

Ouvrez les yeux, dans un monde numérique, à l'ère du haut débit les principes du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle doivent être totalement remis à plat, dire que ce texte a été écrit il y a 10 ans...
Et quelques siècle plus tôt Victor Hugo disait déjà:
Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n'est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous

Pascal Rogue a un blog on ne peut ni y poster de commentaires ni faire de trackback. Décidément il ne comprend pas grand chose aux TIC…